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Actualité du SPI Vallée de Seine

Le protoxyde d’azote (N₂O) : comprendre les risques d'explosion des bouteilles et adopter les bons gestes de tri

Mise en ligne : 11 décembre 2025
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Le protoxyde d’azote (N₂O), souvent détourné de ses usages initiaux (syphon à chantilly…), représente un risque croissant pour les incinérateurs de déchets non dangereux. Trop fréquemment jetées avec les ordures ménagères, les bouteilles non vidées provoquent des explosions dans les fours, entraînant :

  • Des dégâts matériels et une usure prématurée des installations.
  • Des arrêts techniques imprévus, perturbant la gestion des déchets et la production énergétique.
  • Des coûts économiques liés aux réparations, à la perte de capacité d’incinération et à la surconsommation de gaz.
  • Des dépassements de VLE (Valeurs Limites d’Émission) dans les rejets atmosphériques.

Selon la dernière synthèse du BARPI, ces explosions sont en forte augmentation. 148 explosions de bouteilles de protoxyde d’azote ayant conduit à un arrêt technique non programmé, ont eu lieu en 2024 (source base aria).

Selon cette même étude du BARPI, dans les Yvelines (données confirmées par les exploitants):

  • L'incinérateur de Thiverval Grignon a connu 19 arrêts techniques non programmés liés à des explosions de bouteilles de protoxyde d'azote conduisant au total à l'indisponibilité d'une ligne d'incinération pendant plus de 989h
  • L’incinérateur de Carrières sous Poissy a, lui, connu 6 arrêts techniques non programmés liés à des explosions de bouteilles de protoxyde d'azote conduisant au total à l'indisponibilité d'une ligne d'incinération pendant plus de 188h.

Que faire ? Les bons gestes de tri

Pour les citoyens :

  • Ne jamais jeter les bouteilles de protoxyde d’azote dans les poubelles classiques.
  • Les déposer en déchetterie, dans les bacs dédiés aux déchets dangereux.
  • Sensibiliser autour de soi concernant les risques que représentent ces bouteilles : elles ne sont pas anodines !

Pour les collectivités et exploitants :

  • Continuer à former les agents de tri à reconnaître ces bouteilles pour les séparer du flux des autres déchets.
  • Renforcer les contrôles visuels et techniques en amont des fours.
  • Communiquer localement (affiches, réseaux sociaux, événements) sur les risques.
  • Collaborer avec les fabricants pour améliorer l’étiquetage et la traçabilité.

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