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Actualité du SPI Vallée de Seine

EMTA Guitrancourt : Hausse des capacités de traitement et création d'une usine de traitement des déchets

Mise en ligne : 12 août 2026
Mis à jour : 17 août 2026
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Le préfet encadre une hausse des capacités d’enfouissement et la création d’une unité de traitement de déchets à Guitrancourt

Le préfet des Yvelines a pris un arrêté le 10 août autorisant l’augmentation du tonnage annuel pris en charge sur le site EMTA de Guitrancourt ainsi que la création d’une unité provisoire de stabilisation de certains déchets dits dangereux. Cette autorisation est assortie de prescriptions renforcées en matière de prévention des risques et des nuisances.

Plus de 700 000 tonnes de déchets dangereux sont produites chaque année en Île-de-France. Le renforcement des capacités de traitement répond donc à un besoin immédiat.

Après consultation des collectivités et du public, et après les avis favorables du commissaire enquêteur, des services de l’État et du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, le préfet des Yvelines a pris un arrêté préfectoral autorisant, à la demande de la société EMTA :

  • L’augmentation du tonnage annuel de déchets dangereux, qui pourra passer de 200 000 à 250 000 tonnes  ;
  • La création d’une unité provisoire de stabilisation de déchets dangereux (résidus d’épuration des fumées, d’incinération d’ordures ménagères ou de déchets industriels, et de combustion de biomasse).

Une unité provisoire limitée à cinq ans

À l’issue de plusieurs échanges et réunions de concertation, le préfet des Yvelines a décidé de limiter son autorisation à une durée maximale de cinq ans.

Il est également imposé à EMTA de proposer, dans un délai maximum de deux ans, un projet relatif à la future installation pérenne.

Des prescriptions renforcées pour maîtriser les risques

L’augmentation des capacités de traitement conduit le site à relever du régime SEVESO seuil haut.

Ce classement réglementaire entraîne un renforcement des obligations de prévention et de maîtrise des risques environnementaux. Il ne traduit pas un danger nouveau pour la population lié à l’exploitation du site.

L’arrêté préfectoral fixe les prescriptions applicables à l’exploitation afin d’assurer la maîtrise de ces risques.

La prévention des nuisances olfactives

L’arrêté renforce les mesures destinées à prévenir, détecter et suivre les nuisances olfactives susceptibles d’affecter les riverains.

L’arrêté prévoit ainsi :

  • des mesures renforcées pour limiter les émissions odorantes ;
  • la réalisation d’un diagnostic olfactométrique et d’une modélisation de la dispersion des odeurs ;
  • au minimum quatre passages de drones par an afin de détecter d’éventuelles fuites de biogaz ;
  • la mise en place d’un « jury de nez » associant des habitants ;
  • la création d’un comité de suivi des odeurs.

En complément de ces prescriptions, l’exploitant a engagé volontairement le déploiement d’un réseau de capteurs internes destiné à détecter d’éventuelles fuites de biogaz. Il a également mis en place un numéro d’astreinte dédié aux odeurs afin de recueillir rapidement les signalements des riverains.

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